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Ce site propose la version
de la Bible Louis Segond qui est en libre circulation, mais le lecteur
pourra aussi étudier la
TOB qui est reconnue par toutes les confessions et contient
des notes très utiles.
Structure du nouveau Testament:
- * 27 livres différents
et une dizaine d'auteurs.
* 4 Evangiles (les trois premiers se ressemblent beaucoup)
* 1 histoire du développement de l'Eglise (Les Actes des Apôtres)
* 13 lettres de Paul envoyées à des Eglises (Romains, 1 & 2 Corinthiens,
etc.) ou à des amis (Philémon, 1 et 2 Timothée et Tite).
* 1 lettre adressée aux croyants d'origine juive (L'épître aux
Hébreux).
* 1 lettre de Jacques, demi-frère de Jésus.
* 2 lettres de l'apôtre Pierre.
* 3 lettres de l'apôtre Jean.
* 1 lettre de Jude, demi-frère de Jésus
* Enfin l'Apocalypse (ou "révélation"), écrite par l'apôtre Jean.
L'introduction qui suit est inspirée
du Quid
Canon biblique
Le mot grec kanôn (règlement) désigne la liste des textes
bibliques reconnus officiellement comme inspirés. Les orthodoxes
ont le même que les catholiques. Les protestants reconnaissent les
24 livres de la Bible hébraïque et les livres protocanoniques du
Nouveau Testament : ils appellent "apocryphes" les livres deutérocanoniques
qu'ils publient parfois en annexe dans leurs éditions. Le canon
contient toujours l'Ancien et le Nouveau Testament, mais c'est leur
composition exacte qui varie légèrement d'une confession à l'autre.
Ancien Testament
La Bible parlait de be rît (pacte, alliance) en hébreu traduit en
grec diathéké (disposition) signifiant convention et testament,
et traduit du grec en latin par testamentum.
Fixation du canon
Il comprend la Bible judaïque dans son édition grecque des Septante
: 1ère partie : 39 livres hébraïques (formant le 1er groupe
de canons) : Loi 5 ; Prophètes 17 ; Hagiographes 17 ; 2e partie
: 7 livres grecs (2e groupe de canons) : Hagiographes 5 ; Histoire
2 (les Macchabées ). Ce classement est légèrement différent de celui
que fait le judaïsme.
Vulgate (de vulgatus, populaire, d'usage généralisé)
Traduction latine faite par St Jérôme entre 391 et 405 à partir
de l'original hébreu ; déclarée "authentique" par le concile de
Trente en 1546, texte fixé par Sixte Quint en 1590, déclaré intouchable
(ne varietur ) mais amendé sous Clément VIII : une nouvelle traduction
a été promulguée par Jean-Paul II le 25-4-1979. Au IIIe s. on discuta
des livres de l'Ancien Testament que l'on devait considérer comme
canoniques. Origène exclut les livres grecs, tandis que certains
auteurs ajoutèrent des apocryphes, comme le livre d'Hénoch, l'Ascension
d'Isaïe, le IVe livre d'Esdras.
Rôle de la bible dans la religion chrétienne
1) autorité de Jésus attestée aux yeux des croyants par deux "témoignages"
: a) son don des miracles (témoignage du Père) ; b) le témoignage
de l'Écriture (3 textes invoqués : lois de Moïse, Prophètes, Psaumes)
; par le Credo : la résurrection de Jésus a eu lieu "conformément
aux Écritures" (secundu scripturas).
2) Prophéties dites " messianiques " (voir ci-dessous)
3) Enseignement de la morale (voir Décalogue)
4) Grandes vérités des récits bibliques. Le 30-6-1909, le pape Pie
X avait affirmé le caractère "historique" des faits relatés par
la Genèse. En 1948, dans une lettre au cardinal Suhard, archevêque
de Paris, puis en 1950, dans l'encyclique Humani generis. Pie XII
a autorisé les chercheurs catholiques à prendre les récits de la
Genèse, notamment celui de la création d'Adam et d'Ève, dans un
sens très large pouvant se concilier avec la théorie de la multiplicité
des premiers couples humains (considérée à l'époque comme la seule
scientifiquement valable ; théorie de nouveau écartée).
5) Pour les chrétiens de toutes confessions:
1- la Bible est le fondement de leur foi, qui est exprimée dans
les dogmes et le "credo", et qui reconnaît un seul Dieu à la fois
Père, Fils et Esprit Saint ;
2- elle est lue et commentée au sein des célébrations religieuses,
et on y trouve la source première des formes diverses que le culte
de Dieu a prises au cours de l'histoire des chrétiens : rites, prières,
pratiques, interprétations et réflexions diverses, notamment théologiques;
3- elle constitue le fondement de la vie chrétienne, car elle révèle
la Parole, le mystère et l'intervention de Dieu dans l'Histoire;
aussi on la lit, l'étudie, la médite, l'intériorise comme parole
de Dieu pour mieux la comprendre, l'aimer, et en faire le fondement
de la vie spirituelle et de l'action, à la fois aux niveaux écclésial
et individuel.
Controverse avec le judaïsme
L'Église catholique entend (depuis St Paul) démontrer que les grands
dogmes chrétiens (incarnation, venue du fils de Dieu sur Terre,
salut par le baptême, etc.) sont annoncés par l'Ancien Testament
: plusieurs événements et personnages préfigurent ceux des Evangiles,
et Jésus incarne notamment la synthèse de deux personnages évoqués
dans la Bible, le Messie (roi glorieux) et le Juste souffrant (homme
de douleur) ; Marie est préfigurée par la Zéra (descendance d'Ève)
; l'Église est le Royaume restauré, etc. Le judaïsme a toujours
contesté ces interprétations. Il n'admet pas que Jésus ait réalisé
les espérances juives (au contraire, Jérusalem a été détruite et
le peuple hébreu dispersé 40 ans après sa mort). Actuellement, l'Église
insiste sur le sens religieux des promesses de l'Ancien Testament
: salut de l'âme, pardon des péchés; elle rappelle sa compréhension
de la Révélation divine : "Dieu a créé l'homme en vue d'une fin
bienheureuse, au-delà des misères du temps présent"; elle affirme
que "cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ,
mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le coeur desquels,
invisiblement, agit la grâce" (Concile Oecuménique Vatican II).
Elle croit que le Royaume de Dieu "n'est pas de ce monde", mais
qu'il est déjà présent d'une certaine manière en ce monde dans la
vie spirituelle et sacramentelle. Ainsi l'Eglise, en vertu de sa
nature à la fois visible et invisible (conception partagée par les
chrétiens de toutes confessions), doit croître dans tous ses membres,
dans la foi, l'espérance et l'amour.
Nouveau Testament
Il contient l'ensemble des textes sacrés postérieurs à la venue
de Jésus au monde. Pour les Églises chrétiennes, comme pour l'islam,
ils font partie de la Bible au même titre que les livres de l'Ancien
Testament. Pour le judaïsme, au contraire, ils ne sont ni inspirés,
ni sacrés, ni divins.
Fixation du canon
Sont déclarés canoniques :
1) 20 livres protocanoniques (c.-à-d.
formant le 1er § du canon)
A) les 4 Évangiles (du grec : bonne nouvelle) :
a ) par St Matthieu (apôtre) vers 80-90 ;
b ) écrit vers 65-70 par St Marc [né à Jérusalem ?], à Rome vers
60-61 avec St Paul et St Pierre, aurait fondé l'Église d'Alexandrie
(Égypte) où il serait mort ; reliques honorées à Venise (dont il
est le patron) depuis le IXe s.] ;
c ) par St Luc (né à Antioche, médecin, accompagne St Paul à Rome
où il compose le 3-Évangile et les Actes des Apôtres, † en Béotie
à 84 ans ?) vers 80 ;
d ) par St Jean (apôtre) écrit vers 60 ou 90 (contient le Sermon
sur la Montagne : résumé de la morale chrétienne). John Robinson
souligne qu'aucun ne parle de la prise de Jérusalem ni de la ruine
du Temple en 70 ; pour le Pr Carsten Thiede, Allemand spécialiste
en papyrus anciens, directeur de l'Institut de recherche fondamentale
épistémologique à Paderborn, le 1er Evangile de Marc serait des
années 50. On a longtemps admis qu'ils avaient été écrits à l'origine
en araméen (et retraduits en grec) ; or il semblerait qu'ils aient
été écrits en hébreu : certains passages évangéliques (Matthieu,
les 2 premiers chapitres de Luc sauf le recouvrement au Temple,
Marc) se traduisent en hébreu presque au mot à mot.
B) Les Actes des apôtres,
C) Les 15 Épîtres : la 1re de St Pierre, la 1re de St Jean et 13
de St Paul [réparties traditionnellement en 3 groupes : i) grandes
épîtres dogmatiques (Romains, I et II Corinthiens, Galates) ; ii)
épîtres de la Captivité (Philémon et les 3 épîtres " christologiques
" : Éphésiens, Philippiens, Colossiens) ; iii) épîtres pastorales
(I et II Timothée, Tite)].
2) 7 livres deutérocanoniques [appelés
jusqu'au XVIe s. " discutés " (épithète forgée par le dominicain
Sixte de Sienne)]
6 Épîtres : [hébreux (inspirée par St Paul, mais rédigée par St
Barnabé, St Jude, ou Apollos d'Alexandrie) ; St Jacques ; II de
St Pierre ; II et III de St Jean ; St Jude] : l'Apocalypse [révélations
sur Jésus - la Jérusalem céleste, le jugement dernier et la victoire
finale sur le monde et sur la bête - symbole des " 4 Cavaliers "
: le 1er : la conquête, sur un cheval blanc, avec un arc et une
couronne, le 2e : la guerre, cheval couleur de feu, a une grande
épée, le 3e : la famine, cheval noir, tient une balance, le 4e :
la mort, cheval vert jaune ; - symbole des " 4 animaux " (avec anges
adorateurs se tenant autour du trône) : le 1er ressemble à un lion,
le 2e à un taureau, le 3e à un homme, le 4e à un aigle].
Du IIIe s. jusqu'au décret du pape Gélase (492-496), par suite de
la parution d'apocryphes et des attaques d'hérétiques comme Marcion,
on hésita pour le Nouveau Testament (par exemple, sur la canonicité
de l'Apocalypse).
Apocryphes (livres non canoniques)
Évangiles :
1) fragmentaires : papyrus divers (Fayoum, Egerton, Oxyrhynchos,
etc.) ; Évangiles judéo-chrétiens ; des Égyptiens ; de Pierre ;
des chefs de sectes (Basilide, Marcion).
2) Entiers : cycle de la parenté de Jésus (protévangile de Jacques,
Dormition de la Mère de Dieu) ; cycle de l'Enfance (récits de Thomas,
évangile arabe) ; cycle de Pilate.
Actes :
1) anciens : de Jean (av. 50, d'après une étude du fragment 795
des manuscrits découverts à Qumrán), de Paul, de Pierre, d'André,
de Thomas.
2) Plus récents : à 2 personnages (Pierre et Paul, André et Mathias,
Pierre et André, Paul et André) ; à 1 [Philippe, Barthélemy, Barnabé,
Thaddée (avec la correspondance entre Jésus et Abgar)].
Épîtres :
Paul (aux Alexandrins, aux Laodicéens, IIIe aux Corinthiens) ; Lettre
des Apôtres (Jérusalem, IIe s.).
Apocalypses :
Pierre, Paul, Thomas. En 1945, à Nag Hammadi (Haute-Égypte), on
a découvert des apocryphes du IIIe s., notamment l'Évangile selon
Thomas ou les "Paroles de Jésus" donnant des variantes.
Versions allemandes de la Bible
1510-22 : Luther : traduction, condamnée en 1523 pour 1 400 erreurs
de traduction et d'interprétation. La plus notable (corrigée dans
les versions modernes) introduit un adjectif dans l'Épître aux Romains
(III, 28) : " L'homme est justifié sans les œuvres par la foi (seule).
" 1735 : J.L. Schmidt : " rationaliste ", inachevée, expliquait
de façon naturelle tous les passages contenant du " merveilleux
biblique ".
Versions françaises de la Bible
1523 : Jacques Lefèvre d'Etaples (Fr., vers 1450-1536) : mise à
l'index à cause de notes d'inspiration luthérienne. 1535 : Pierre
Olivetan (Fr., vers 1506-38) : correction de la version de Lefèvre
d'Étaples. 1555 : Sébastien Castalion (Fr., 1515-63) : adaptation
familière et souvent triviale ; condamnée par protestants et catholiques.
1672-84 : Isaac Le Maistre de Sacy (Fr., 1613-84) : avec l'explication
du sens littéral. 1894 : Louis Segond (1810-85, pasteur genevois)
: 1re version protestante autorisée canoniquement par l'Église catholique.
Éditions récentes : La Bible du Centenaire (protestante), 4 volumes,
Paris 1928-47 ; Le Nouveau Testament (1949), par le chanoine Émile
Osty (1887-1981) ; La Ste Bible (catholique), sous la direction
de l'École biblique de Jérusalem, Paris 1956 ; La Bible, l'Ancien
Testament, E. Dhorme, La Pléiade, Paris 1956-59 ; La Bible par les
membres du rabbinat français (israélite), Paris 1966 ; Traduction
œcuménique, La Pléiade, Paris 1987.
Versions provençales
1) 5 chapitres de St Jean, copiés à Limoges au XIIe s. (au British
Museum).
2) Vers 1250-80 : le Nouveau Testament, traduit à l'usage des Cathares,
dans l'Aude (Musée de Lyon, édité par Léon Clédat, 1888).
3) Un raccourci de ce texte (l'Évangile de St Mathieu manque) à
l'usage des Vaudois (XIVe s. ; édité par Wollemberg (1868).
4) Le manuscrit de Jean de Chastel, évêque de Carcassonne († 1475),
traduit sur la Vulgate.
Versions anglaises
Bible de Matthew (1537) : proscrite par le Parlement, imprimée clandestinement
à Paris en 1538, où elle est saisie sur ordre de la Sorbonne ; ses
imprimeurs transportent les plombs à Londres où elle reçoit l'approbation
anglicane. Bible de Reims (1609-10) : catholique, mal écrite, ne
peut s'imposer. Bible du Roi (1611) : officielle anglicane, langue
très pure ; non contestée par les catholiques.
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