![]() Religion Baha'ie |
La proclamation de Bahá'u'lláh |
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Plan Sommaire du livre Préface "Nous ne désirons que le bien du monde et le bonheur des nations; pourtant on nous considère comme un élément de désordre et de sédition méritant la captivité et le bannissement... Que toutes les nations deviennent une dans la foi et que tous les hommes soient des frères; que les liens d'affection et d'unité entre les enfants des hommes soient fortifiés; que la diversité des religions cesse et que les différences de race soient abolies; quel mal y a-t-il en cela ?... Cela sera malgré tout ! Ces luttes stériles, ces guerres ruineuses passeront, et la paix suprême viendra... Pourtant Nous voyons vos rois et vos dirigeants prodiguer plus facilement leurs trésors à des fins destructrices de la race humaine, qu'à les consacrer au bonheur de l'humanité... Ces luttes, ces massacres et ces discordes doivent cesser et tous les hommes doivent être comme les membres d'une même famille... Que l'homme ne se glorifie pas d'aimer son pays, mais qu'il cherche plutôt sa gloire dans son amour du genre humain... " Bahá'u'lláh (s'adressant au Professeur Ed. G. Browne de l'Université de Cambridge, au cours d'un entretien accordé à Bahji en 1890) Introduction Il y a cent ans, Bahá'u'lláh, fondateur de la Foi bahá'íe s'adressa en termes clairs et indubitables aux rois, aux dirigeants du monde, à ses chefs religieux, et à tout le genre humain pour annoncer que l'époque longtemps promise de paix et de fraternité mondiales avait enfin vu le jour. Lui-même, proclamait-il, était le porteur du nouveau message et du pouvoir de Dieu, appelés à transformer le régime d'antagonisme et d'inimitié régnant chez les hommes et créer dans l'esprit et la forme l'ordre mondial prédestiné. A cette époque la splendeur et les trophées des monarques étaient à la mesure de l'immense pouvoir qu'ils exerçaient, souvent de façon autocratique, sur la majeure partie de la terre. Exilé de sa Perse natale à cause de son enseignement religieux, Bahá'u'lláh était le prisonnier du tout-puissant et tyrannique Sultan de l'Empire ottoman. C'est en de telles circonstances qu'il s'adressa aux dirigeants du monde. Ses tablettes à certains rois et au pape, bien que délivrées à leur destinataire, furent ignorées ou rejetées; leurs sages conseils et leurs terribles avertissements passèrent inaperçus et il arriva qu'un des messagers fut même mis à mort après avoir été cruellement torturé. Observant ce vieux monde et le voyant "à la merci de dirigeants ivres d'orgueil au point de ne plus pouvoir discerner leur véritable intérêt" Bahá'u'lláh déclara: "Le conflit qui divise et afflige la race humaine grandit de jour en jour. Des signes de chaos et d'imminents bouleversements peuvent être à présent discernés, d'autant que l'ordre prévalant maintenant se révèle d'une lamentable insuffisance." Bien que dépeignant sous de sombres couleurs "le châtiment divin" qui doit assaillir la plupart des dirigeants et entraîner dans la ruine les peuples du monde, Bahá'u'lláh ne permet cependant aucun doute quant à l'issue finale. "Bientôt, affirme-t-il, le présent ordre de choses sera révolu et un nouvel ordre se déploiera à sa place. " Depuis l'ascension de Bahá'u'lláh en Terre Sainte, en 1892, le repli de l'ordre ancien est devenu un fait d'expérience quotidienne, et l'on ne discerne aucune atténuation de ce processus. L'essence de l'Ordre mondial de Bahá'u'lláh est l'unité de la race humaine. "O vous enfants des hommes, écrit-il, le dessein fondamental animant la Foi de Dieu et sa Religion est de protéger les intérêts de la race humaine et de promouvoir son unité." Et il donne cet avertissement: "Le bien-être de l'humanité, sa paix et sa sécurité resteront inaccessibles tant que son unité ne sera pas fermement établie." Atteindre cette unité, tel est l'objet de la mission de Bahá'u'lláh ainsi que le but de toute activité bahá'íe. L'extrait suivant, tiré des écrits de Shoghi Effendi, arrière petit-fils de Bahá'u'lláh et Gardien de la Foi bahá'íe, donne le schéma et la structure de cette unité. "L'unité de la race humaine telle que l'a envisagée Bahá'u'lláh implique l'établissement d'une Fédération universelle au sein de laquelle toutes les nations, races, classes et croyances seront étroitement et définitivement unies; où l'autonomie des Etats membres, la liberté personnelle, ainsi que l'initiative des individus, seront complètement et pour toujours sauvegardées. Cette Fédération pour autant que nous puissions l'imaginer doit comporter un corps législatif mondial dont les membres en tant que représentants de toute l'humanité auront le contrôle suprême sur toutes les ressources des nations composantes; ce corps édictera les lois requises pour régler la vie, satisfaire aux besoins et harmoniser les relations de tous les peuples et de toutes les races. Un Exécutif mondial s'appuyant sur une Force internationale veillera à l'exécution des décisions prises par ce corps législatif, appliquera les lois qu'il aura décrétées et garantira l'unité organique de la communauté tout entière. Un Tribunal mondial jugera et rendra un verdict ultime et obligatoire dans tous les cas de différends pouvant surgir entre les divers éléments faisant partie de ce système. Un mécanisme d'intercommunication mondiale sera établi en faveur de toute la planète; il sera affranchi de toutes pressions ou restrictions nationales et fonctionnera avec une merveilleuse rapidité et une parfaite régularité. Une métropole mondiale, foyer vers lequel convergeront toutes les forces unifiantes de la vie et d'où rayonneront ses influences vitalisantes, oeuvrera en tant que centre nerveux d'une civilisation mondiale. Une langue universelle inventée ou choisie entre celles existant déjà, sera enseignée dans toutes les écoles des nations fédérées comme auxiliaire de la langue maternelle. Une écriture universelle, une littérature universelle. un système universel de monnaie et de poids et mesures viendront simplifier et faciliter les relations et la compréhension parmi les nations et entre les groupes ethniques. Dans une telle société mondiale les deux grandes forces de la vie humaine, la science et la religion seront réconciliées, coopéreront et se développeront dans l'harmonie. La presse dans un tel système, tout en donnant libre champ à l'expression des vues et convictions diversifiées du genre humain, cessera d'être pernicieusement manipulée par des droits acquis, privés ou publies et sera libérée de l'influence de gouvernements et de peuples en litige. Les ressources économiques du monde seront contrôlées, ses sources de matières premières seront captées et pleinement utilisées, ses marchés coordonnés et développés, et la distribution de ses produits équitablement réglée. Rivalités, haines et intrigues cesseront entre nations; animosités et préjugés raciaux feront place à l'amitié, à la coopération et à la compréhension réciproque. Les causes de confit religieux seront à jamais écartées, les barrières et restrictions économiques complètement abolies, et l'écart démesuré entre classes aura disparu. Le dénuement d'une part, et une forte accumulation de biens en un petit nombre de mains d'autre part, disparaîtront. Les immenses énergies dissipées et gâchées pour la guerre économique ou politique seront consacrées à étendre la portée des inventions et du développement technique, à accroître la productivité de l'humanité, à exterminer la maladie, à promouvoir les recherches scientifiques, à relever le niveau de la santé physique, à rendre le cerveau humain plus aigu et subtil, à exploiter les ressources de la planète jusque-là inemployées et insoupçonnées, à prolonger la vie humaine, et à développer tout autre moyen propre à stimuler la vie intellectuelle, morale et spirituelle de la race humaine tout entière. Un système fédéral mondial régissant la terre entière et exerçant sur ses ressources d'une inimaginable ampleur une autorité à l'abri de toute discussion; incorporant et alliant les idéaux de l'orient et de l'occident; affranchi des malédictions de la guerre et de ses misères; veillant à l'exploitation de toutes les sources d'énergie disponibles sur toute la surface de la planète, un système dans lequel la force sera mise au service du droit et dont la vie sera soutenue par la reconnaissance universelle d'un seul Dieu et par la fidélité à une Révélation commune, tel est le but vers lequel les forces unifiantes de la vie poussent l'humanité." Le message de Bahá'u'lláh est un message d'espoir, d'amour et de reconstruction pratique. Nous recevons aujourd'hui les navrants contrecoups du rejet, par nos aïeux, de son appel divin. Mais il y a maintenant de nouveaux dirigeants et de nouvelles générations qui, par chance, entendront cet appel et qui éviteront ou tempéreront la rigueur d'une imminente catastrophe. C'est dans cet espoir et en le tenant pour un devoir sacré, que la Maison Universelle de Justice, organisme international gouvernant la Foi bahá'íe, proclame à nouveau par la publication de ces extraits choisis, l'essence de ce puissant appel d'il y a un siècle. Dans le même espoir, la même croyance, les bahá'ís du monde entier feront de leur mieux, pendant cette période du centenaire (1968), pour attirer l'attention de leurs contemporains sur l'action rédemptrice de cette nouvelle effusion d'amour et d'impulsion divine. Nous croyons que leurs efforts ne seront pas vains. La Maison Universelle de Justice Haifa 1967
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